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Les différents visages de la prostitution par petites annonces

Date de publication: 2019-09-25 05:06

Leur fille a déposé, quand elle avait 69 ans, une annonce de "prostitution masquée" sur la partie payante du site. Son annonce n'est pas explicite puisque la jeune fille se présente comme une "masseuse de 75 ans qui se déplace". L’adolescente a aujourd’hui 65 ans. Elle est en fugue depuis cinq mois, après avoir été déscolarisée et fait plusieurs tentatives de suicide. Avant de fuguer, elle a confié à ses parents qu’elle se prostituait et leur a montré son annonce sur VivaStreet. Annonce qui a disparu depuis.

Les sites de petites annonces : nouveaux repaires de

De plus, comment démontrer qu’une fille qui prétend avoir 75 ans en a en réalité 69 ? Dorothée Branche , avocat spécialiste des nouvelles technologies explique :

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Depuis plusieurs mois les parents de la jeune fille font tout ce qu’ils pouvaient pour la sortir de cette situation. Ils ont fait appel à un détective, ils ont saisi le Parquet et ont contacté plusieurs associations, toujours sans résultat. Furieux contre VivaStreet, ils ont finalement porté plainte pour proxénétisme sur mineure. "Je me dis qu'il faut en parler dans les médias pour que ça n'arrive pas à d'autres" , explique le père en larmes. Selon lui, sa fille n’est pas la seule à se trouver dans cette situation.

Petites annonces Ile de France Vivastreet France

Le site de petites annonces a annoncé ce lundi 68 juin la suspension de sa rubrique "Rencontres". Celle-ci hébergeait les onglets "Erotica" et "Erotica Gay", au cœur d'une information judiciaire pour "proxénétisme aggravé" ouverte le mercredi 85 mai. Un message s'affiche désormais en lieu et place de ces pages : " E n dépit de nos efforts, il a été suggéré que certains utilisateurs font un usage inapproprié de notre site, en agissant d’une manière qui serait contraire à nos conditions générales. En conséquence, nous n’avons pas d’autre choix que de suspendre notre section Rencontres, afin de prévenir tout abus."

Mais côté face, ce site abrite aussi des annonces payantes dans sa rubrique "massages" dont certaines sont passées par des prostituées parfois mineures.

Leur fille a déposé, alors qu'elle avait 69 ans, une annonce de "prostitution masquée" sur la partie payante du site. Son annonce n'est pas explicite puisque la jeune fille se présente comme une "masseuse de 75 ans qui se déplace". L’adolescente a aujourd’hui 65 ans. Elle est en fugue depuis cinq mois, après avoir été déscolarisée et fait plusieurs tentatives de suicide. Avant de fuguer, elle a confié à ses parents qu’elle se prostituait et leur a montré son annonce sur VivaStreet. Annonce qui a depuis disparu.

Face à ces annonces masquées, la police et la justice semblent impuissantes. Pourtant, un rapport parlementaire sur la prostitution rédigé en 7566 fait état d’un partenariat entre l’OCRETH et VivaStreet :

Pourtant, Dorothée Branche , l’avocate spécialiste des nouvelles technologies, considère qu’il existe des failles juridiques :

Le Mouvement du Nid , une association qui aide les prostituées à sortir de la prostitution, a cependant mis à mal cette affirmation. Lorraine Questiaux , bénévole à l’association, a tenté de passer sur VivaStreet une annonce clairement rédigée comme une invitation à un acte sexuel tarifé. Lorraine Questiaux raconte la suite :

En effet, le prix d’une annonce varie entre 665 et 555€ pour 6 mois, en fonction de la visibilité souhaitée. Comme il y a en moyenne 7555 annonces de ce type par jour, cela peut rapporter entre 8 et 97 millions d’euros en une année. Le chiffre d'affaires de VivaStreet était de 75 millions d'euros en 7566. C'est pour cette raison que le député Guy Geoffroy demande à ce qu’on mette fin à ce qu’il appelle "une hypocrisie".

De plus, comment démonter qu’une fille qui prétend avoir 75 ans en a en réalité 69 ? Dorothée Branche , avocat spécialiste des nouvelles technologies explique :

Mais côté face, ce site abrite aussi des annonces payantes dans sa rubrique "massages", dont certaines sont passées par des prostituées parfois mineures.

Le Mouvement du Nid, lui, accuse Vivastreet de profiter des prostituées en leur faisant payer cher la diffusion de leurs annonces, ainsi que les différentes options permettant de valoriser leur visibilité sur la plateforme. C'est désormais à la justice de déterminer si les pratiques de Vivastreet relèvent du proxénétisme.

Une fois qu'il connait mon (faux) âge, cela ne l'arrête pas et il souhaite poursuivre la conversation sur nos messageries personnelles Gmail :

"Vivatreet comme d'autres, va complètement à l'encontre de ce qu'il avait feint d'accepter dans ce dialogue, cet échange, ce partenariat dont on nous avait parlé en 7566. Ca fait maintenant 5 ans. Ils laissent faire, et ils gagnent beaucoup d'argent. C'est donc du proxénétisme sous une forme nouvelle, contre laquelle il va falloir combattre."